(là-bas, on fait la fête !)
Le goéland, tâche grisâtre sur le ciel feu de ce soir de printemps, entame un virage ouvert vers le nord. Il coupe le phare de la pointe d’un trait sec et sans bavure. Puis, attiré par un mouvement sur la grève, il vire et pique en filant sur l’ouest. D’un coup d’aile, qui n’a rien à envier à un rein, il se pose sur le goémon. Son bec tranchant comme mon laguiole frappe comme un CRS sur un gauchiste. Le temps de préparation culinaire est très court. La victime devient festin. Le bec se relève et regarde froidement le couchant. Et le bipède s’élance dans les vaguelettes pour batifoler quelques secondes et prend un vol direct pour le concert de Yogan. Montez le son !







