Après les péripéties de la rue Rampal à Paris, du palais de justice de Béziers, et enfin, de la gare parisienne hier soir, quels enseignements tirer ?
Les informations recueillies indiquent la même contradiction. La police justifie l’utilisation de la violence par des refus d’obtempérer, associés à des « activistes gauchistes ». Les témoignages infirment et plaident pour des insultes et des violences policières non justifiées par les comportements des victimes.
Peut-on croire que des « activistes gauchistes » puissent être dans les mêmes lieux et aux mêmes instants que la police ? Cette dernière serait sur écoute vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? Mais alors, les vrais terroristes peuvent faire la même chose avec d’autres buts, plus violents ceux-là ? Non, thèse inconcevable. Rapports mensongers !
Les propos et le soutien inconditionnel de leur ex ministre ont donné, pour le moins, du mou à la bride de certaines brigades, déjà tentées par la chasse aux « non gaulois ». Coïncidence fortuite, on retrouve les pro coloniaux, les négationnistes et les racistes dans les intellectuels qui soutiennent de telles attitudes. Bizarre, non ?
Enfin, utiliser des gaz lacrymogènes contre des femmes et des enfants devant l’école conforte l’idée que cette « chasse » est associée à une absence totale de neurones élémentaires.
J’ambitionne une France plus solidaire, où le slogan de notre république « liberté, égalité, fraternité » devienne un objectif possible. Je refuse qu’elle soit ternie par ces individus plus proches du babouin barbouze que de l’Homo sapiens. Allez, faites un geste : si vous n’aimez pas cette France avec son emblème, quittez-là !
(Merci à Cabu pour ce dessin)







